Une visite à la Fondation de l’Hermitage

By MyLausanne
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Lausanne, avec le Léman et les montagnes en arrière-plan, pourrait tout à fait avoir été imaginée par un peintre. C’est en tout cas ce que l’on se dit en arrivant à la Fondation de l’Hermitage, qui offre l’un des plus beaux panoramas sur la ville.


Avant de se laisser happer par la vue, on part en direction de la Fondation. La maison de maître (terminée en 1853) est au moins aussi belle que les tableaux qu’elle abrite.

D’ailleurs, on oublie vite que l’on se trouve dans un musée. Hauts plafonds avec moulures, cheminées et parquets à motifs, sans parler des magnifiques tableaux ; le lieu donne envie d’y habiter.

La visite se poursuit dans les étages. Plus on monte et plus on guigne par la fenêtre pour apercevoir encore la cathédrale. Et oui, à l’Hermitage, les fenêtres sont aussi de magnifiques tableaux.

Vue sur la Cathédrale depuis le Parc de l’Hermitage, Lausanne
(c) LT/ Laurent Kaczor

En haut du bâtiment, sous le toit, il n’y a plus de fenêtres mais ce sont les poutres en bois massif qui attirent l’attention. L’aménagement de ce dernier étage nous rappelle d’ailleurs un peu notre visite au musée de l’Elysée.

Les pièces changent de couleur, mais gardent toujours ce cachet unique.

On s’arrête quelques instants dans le salon Napoléon III (aussi appelé le « petit salon bleu ») : Une pièce accessible au public avec des meubles, des rideaux et de la tapisserie d’époque Napoléon III. La pièce est splendide, on a presque peur d’abimer les fauteuils (restaurés) en s’y asseyant. Et une fois confortablement installés, vous n’aurez vraiment plus envie de quitter l’Hermitage. 😉

Cette pièce est l’un des deux espaces permanents de la Fondation. Des portraits de notables de Lausanne y sont accrochés, comme pour nous replonger au XIXème.

Le deuxième espace permanent est au sous-sol. Il accueille la collection de porcelaines chinoises de la dynastie Qing : des vases et assiettes d’une réalisation très sobre et surtout incroyablement précise. La deuxième partie du sous-sol, un espace moderne et épuré aux murs gris et joliment éclairés, abrite la fin de l’exposition temporaire. C’est ici que la visite se termine.  Avant de sortir, on profite de s’arrêter à l’une des petites tables de la véranda pour consulter le livre consacré à l’expo. On passe aussi par la boutique. Si certains y enrichissent leur collection des superbes affiches de la Fondation, d’autres feuillettent des livres consacrés à la peinture et l’art en général.


On repense à la vue qui nous attend et on accélère le pas. Une fois la porte passée, on tombe pourtant nez-à-nez avec la terrasse de l’Esquisse, ses murs en briques rouges, sa tour qui fait penser à celle d’un mini château-fort et ses brunchs délicieux. Allez, on craque.

Ça y est, désaltérés et rassasiés, on peut donc partir en direction de la vieille ville. Depuis la maison de l’Hermitage, la vue est magnifique. Au loin, on admire la cathédrale de Lausanne, le Léman et les montagnes, sur les côtés, des grands arbres majestueux, et devant nous, un jardin rempli de tournesols et autres fleurs colorées.

Campagne de l’Hermitage (c) Marino Trotta

En profitant de la vue, on se dit finalement que tout cela est bien réel, c’est Lausanne : même un peintre n’aurait pu imaginer un paysage aussi beau.

 

A voir actuellement

Une exposition colorée qui vaut vraiment le détour. De ses huiles datant de l’École des arts décoratifs, à ses aquarelles et dessins plus tardifs, les œuvres présentées sont superbes.

Une plongée dans le fauvisme, où les peintres trouvaient dans la couleur un moyen d’expression. L’exposition montre aussi les liens de l’artiste avec la Suisse avec une série de paysages.

Des tableaux d’autres artistes – avec qui il était lié par amitié ou par similitudes artistiques – sont exposés dans la partie récente du sous-sol. Rendez-vous donc, jusqu’au 28 octobre, avec Manguin, Valloton, Valadon et Marquet.