Street art à Lausanne, quand la rue devient un musée

05/09/2018 by MyLausanne
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Les œuvres ne sont pas exposées que dans les galeries. Les graffitis, tags et fresques ont la cote. On part pour une visite à ciel ouvert du plus grand musée de Lausanne : ses murs.


Quartier du Flon, place Chauderon et Sévelin

Le Flon a toujours été le quartier bouillonnant du centre-ville. Il y a quelques années, le mouvement hip-hop lausannois y était très actif. Aujourd’hui, les activités y sont moins alternatives, mais le Flon reste très prisé de jour comme de nuit : magasins, bars, restaurants, cinéma et boîtes nuits… il y a de quoi faire.

On enfile donc notre plus belle paire de sneakers pour démarrer le tour. Pour s’équiper, direction Pomp It Up, qui chausse les pieds des Lausannois depuis 1989. Et pour prendre des forces avant la visite, on peut aussi croquer quelque chose dans le quartier, et il y en a pour tous les goûts des crêpes aux sushis.

Les premières œuvres se trouvent au niveau de l’esplanade du Flon. Difficile de rater le bâtiment de Picpus, entièrement peint en noir et orné de trompe-l’œil de statues métalliques.

 

On marche jusqu’au bâtiment de l’HEMU (Haute École de Musique), qui accueille également des fresques, avec ces bonshommes saucisson et leurs petits parasols.

On finit sur la voie du chariot pour observer cette belle façade décorée avec une mosaïque représentants trois personnages levant les bras au ciel.

Grâce à l’ascenseur et la passerelle du Flon, on fait un crochet par le passage souterrain de Chauderon. D’un côté, un joli dégradé de couleurs ; de l’autre, des fresques aux tons roses et bleus, sur un fond de coucher de soleil. Pas étonnant d’y trouver inscrit : « LOSAN VICE vs Miami »

On traverse le pont Chauderon pour redescendre ensuite grâce à l’ascenseur du M1. Une fois en bas, on continue de descendre jusqu’à Sévelin. En passant à côté de l’ERACOM, on longe une série de graffs sur une cinquantaine de mètres : plusieurs œuvres représentant un mot orné d’un personnage, sur un fond de couleur différent.

On descend toujours, pour arriver finalement au skate park de La Fièvre, dans le quartier de Sévelin. Une magnifique fresque rouge et bleue vous attend sur la moitié de la façade du bâtiment, ainsi que quelques dessins sur les rampes.

Tout au bout de la rue, vers les locaux de l’entreprise Goutte, vous trouverez des plus petits tags : un personnage rappelant Bob de Monstres & Cie et des aliens débarquant sur une ville.

On peut ensuite rejoindre l’avenue de Tivoli et prendre le M1 jusqu’à Malley

 

Quartier de Malley

Les deux principales fresques se trouvent au Chemin du Martinet. Elles sont simples à trouver puisqu’elles se trouvent dans les deux passages sous voie de la rue.

Dans les deux cas, on voit clairement que plusieurs artistes ont décoré ces tunnels. Les styles et les couleurs se côtoient. Même en noir et blanc, il faut dire que les tags sont plus réjouissants que le gris du béton.

On reconnait le style d’ASME, avec ces visages se mêlant à des formes géométriques, également présents au Flon et à Sévelin.

Depuis Malley, il faudra marcher 15 minutes pour rejoindre la dernière partie de notre tour. Autant en profiter pour faire un crochet au bar extérieur la Galicienne qui organise de nombreuses activités culturelles (théâtre, concerts, impro, etc.). Si elle est fermée, on peut se rabattre sur un film au Cinétoile de Malley. Autant profiter de la balade street art pour mêler les arts.

Après cela, on file en direction de la vallée de la jeunesse.

La Maladière et le bowl de Vidy

La dernière partie de notre tour peut se faire en deux roues ou plus. On embarque le vélo, la trottinette ou encore les rollers pour continuer la visite et profiter du lieu un maximum (bien sûr, si vous préféré vous pouvez continuer la visite à pied 😉 ). On commence par descendre la vallée de la jeunesse en s’arrêtant pour « surfer » sur les bosses prévues pour.

Un peu plus bas, on aperçoit le premier spot « street art ». Des animaux – dessinés par des enfants – sur différents fonds de couleur, décorant une partie de la place de jeu.

Une fois arrivé à la Maladière, le chemin passe sous la route. Des fresques décorent ces passages : inscriptions, personnages fantastiques, visages, et même une tête de loup… Encore une fois, les dessins viennent embellir le béton.

On a un faible pour la Zoo line de métro, qui donne l’impression de sortir de la végétation (en été).

On continue la balade au bord du lac, l’occasion de profiter de la plage ou de faire du sport jusqu’au Bowl de Vidy. Là, des petits tags (des visages d’ASME, deux personnages cartoonesques) décorent les murs extérieurs du skate-park, et on peut voir quelques graffs à l’intérieur du complexe.

On peut tranquillement rouler (ou marcher) jusqu’à Ouchy et remonter au centre.

 

Un peu partout dans la ville

Vous en voulez encore ? Ok ! Depuis 2009, les armoires électriques des Services Industriels sont taguées (légalement) par des élèves d’un centre de formation professionnelle. Il y en a entre 500 et 600 en ville : de quoi faire un joli tour. Quand on vous disait que la rue était le plus grand musée de Lausanne…

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