Lausanne, une ville qui ne manque pas de hauteur !

05/07/2016 by Jérôme Klotz
Français Parc

Comment visiter Lausanne autrement et découvrir d’autres endroits que le bord du lac et Ouchy ? Un petit parcours des panoramas les plus "iconiques" de la ville.


Lausanne est une ville en pente, les mollets des cyclistes de la ville le savent bien. C’est précisément ce qui fait le charme et la spécificité de ma ville. Depuis Ouchy et son port à 374 m d’altitude le dénivelé atteint 555 m si on veut rejoindre le point culminant de la commune, à 929 m, dans les bois du Jorat. Cette déclivité représente un intérêt certain pour l’amateur de photographie de paysages que je suis et une bonne occasion de sortir des chemins touristiques battus. Dans ce billet je vous propose un petit parcours des panoramas les plus “iconiques” de la ville que vous pourrez suivre si vous avez un grand après-midi devant vous et que vous voulez profiter d’un regard sur la ville et pour une fois, sans passer par l’incontournable bord du lac. Cette balade est librement inspirée de la balade des panoramas proposée sur le site de Lausanne-Tourisme .

Sauvabelin – sa tour et son Signal

J’ai commencé ma  balade tout en haut du parcours, au Signal de Sauvabelin  accessible en bus avec la ligne 16 (arrêt Signal) ou en voiture. Depuis là, je suis allé voir la Tour de Sauvabelin (une tour faite entièrement en bois de la région), en continuant la route qui conduit vers la forêt. Le lac de Sauvabelin est en réfection complète cet été et la tour est aussi fermée jusqu’à fin juillet, je ne m’y suis donc pas attardé. Vous pouvez quand même vous en approcher et attendez le mois d’août pour pouvoir à nouveau y monter, la vue en vaut l’effort des 302 marches à gravir.

©Jérôme Klotz
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Je suis revenu sur mes pas et ai pris la direction du Signal. Après avoir contourné la petite chapelle, on rejoint le belvédère duquel j’ai bénéficié de ma première vue panoramique sur le lac et la ville.

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Parc de l’Ermitage

J’ai ensuite pris  le petit sentier asphalté (en suivant les panneaux ‘Tribunal Cantonal’). J’ai traversé une prairie laissée en son état naturel et je suis arrivé à la Fondation de l’Hermitage , musée privé dont le magnifique parc est accessible au public.

©Jérôme Klotz
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De nombreux arbres majestueux s’y développent et invitent au repos et à la tranquillité.

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Selon la saison, la vue offre un beau dégagement vers la cathédrale et la ville entre les feuillages de la forêt. Le peintre Camille Corot l’avait déjà remarqué en 1825 et immortalisé sur l’un de ses tableaux .

La cathédrale

J’ai ensuite poursuivi ma  descente en empruntant les petits sentiers parfois raides qui conduisent vers le centre. Au milieu des arbres, plus aucune trace de construction humaine n’est visible. C’est surprenant de penser qu’on est encore en pleine ville et seul le bourdonnement de l’activité urbaine me l’a rappelé.

J’ai ensuite décidé de profiter de l’énergie accumulée pendant la descente pour entamer l’ascension des 224 marches du beffroi de la cathédrale.  Attention, hors saison la tour n’est pas ouverte toute la journée. La montée est entrecoupée de deux étages intermédiaires. Au premier étage je suis passé devant la loge du guet, qui surveille traditionnellement les départs d’incendie.  A chaque étage, la vue est plus spectaculaire. Profitant du panorama à 360 degrés j’identifie aisément la Tour de Sauvabelin, dépassant de la forêt, la Tour Bel Air au coeur de la ville, L’hôtel de Ville, le stade Olympique de la Pontaise et le CHUV.

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Depuis le beffroi j’ai aussi aperçu des gargouilles perchées sur la tour lanterne toute proche, semblant observer le tumulte de la vie citadine depuis leur perchoir.

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Esplanade de la Cathédrale

Une fois redescendu du clocher, je suis resté quelques temps à observer la vue et les touristes sur le bord ouest de la place de la Cathédrale, appelé l’Esplanade de la Cathédrale.

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C’est un lieu idéal pour observer les toits rouges du Vieux Lausanne et les Escaliers couverts du Marché.

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La passerelle du Flon

J’ai ensuite emprunté ces Escaliers du Marché et ai enchaîné ma descente en direction de la Place de la Riponne, en passant par la Place Madeleine qui surplombe la Riponne,  ne résistant pas à l’appel d’un arrêt désaltérant au bar le Great Escape.  Un passage par la rue Haldimand et la Rue Pichard et je me suis retrouvé devant la passerelle du Flon, qui enjambe le quartier du même nom et qui est depuis quelques années le nouveau centre branché et animé de la ville.

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De là, toute je peux contempler le Grand Pont sur toute sa longueur, et derrière lui, la cathédrale.

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Esplanade de Montbenon

Depuis la passerelle du Flon j’ai rejoint l’avenue Jules Gonin qui m’a amené directement sur l’esplanade de Montbenon.

Ce parc est dominé par l’imposant Palais de justice de Montbenon et semble être surveillé par la statue de Guillaume Tell dressée devant le Palais.

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L’esplanade est un lieu de rencontre et de loisirs fréquenté par de nombreux lausannois.

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Ce parc est construit partiellement sur le parking creusé dans la colline qui porte le même nom, ce qui en fait une sorte de balcon offrant une vue panoramique sur le bas de la ville et, bien sûr, sur le lac.

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Jardin Botanique et Colline de Montriond

Je suis descendu de ce promontoire par l’ascenseur qui dessert le parking, et ai emprunté l’avenue Ruchonnet qui m’a conduit vers la gare. De là, l’avenue de Milan m’a permis de rejoindre directement le Parc de Milan dans le coin duquel  se trouve le Jardin Botanique. Ce jardin qui invite à la flânerie offre plusieurs sentiers et chemins dont l’ascension m’a permis d’atteindre le sommet de la Colline de Montriond, situé 37 mètres au-dessus du parc. Cette dernière montée m’offre une fois de plus une vue à 180 degrés sur la partie sud de la ville, le lac et les montagnes de France voisine, dont j’ai pu profiter tranquillement, assis sur l’un des bancs donnant sur le sud.

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Cette dernière ascension fut la dernière de mon après-midi, et je peux désormais rentrer chez moi vider ma carte mémoire remplie de souvenirs.

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