Lausanne, My LôZane

16/12/2016 by Alexandra Blasco
Français MusiqueRestaurant

Quand je ferme les yeux et que je pense à ma ville, une multitude de souvenirs jaillissent.


Lausanne : ville aux multiples facettes, inspirante, underground, multiculturelle, rassurante, attachante, un brin enchanteresse… Elle fait partie de ces villes qui vous touche une fois et vous touchera pour toujours.

© Alexandra Blasco

« Lausanne est une ville toute en escaliers. Les quartiers se divisent en étages : la Cathédrale est au moins au septième…» (Gérard de Nerval « Voyage en Orient » 1851). Elle offre un paysage à couper le souffle d’où que l’on soit : une vue imprenable sur le lac et les montagnes. Elle possède plusieurs parcs magnifiques et forêts.

Si l’on ressent le besoin de s’évader, le lac est là, apaisant ou déchaîné. En une quinzaine de minutes, il est possible de rejoindre la pleine campagne ou d’aller marcher dans les vignes.

Lausanne reste cependant une petite ville, ce qui lui attribue un côté rassurant et familial.

Voici une balade à travers mes souvenirs de Lausanne, LA ville… « Lôzane », MA ville.

La Cité

Me voici dans le quartier de la Cité, lorsque l’été pointe le bout de son nez et que je peux manger une glace (celle au spéculos, ma préférée) ou dîner sur une terrasse. J’aime l’odeur des beaux jours, les pavés sous mes pieds et toute l’histoire que la vieille ville peut raconter et qui se déroule devant mes yeux. Cet endroit est l’un de mes favoris, avec son festival (bien plus étendu à présent) et sa Cathédrale qui offre depuis ses hauteurs, ou à ses pieds, de magnifiques points de vue sur la ville. Enfin, je termine mon après-midi en dégustant une petite crêpe à « La Chandeleur », la crêperie de ma jeunesse qui n’est malheureusement plus tenue par les propriétaires merveilleux de l’époque mais qui reste un incontournable.

© Alexandra Blasco

Mon-Repos et ses alentours

L’automne est là avec ses merveilleuses couleurs chatoyantes. Petits moments de pur bonheur… Je me vois avec mon fils, haut comme trois pommes, bouclettes au vent, en train de boire un chocolat chaud sur la terrasse des marronniers du Parc de Mon-Repos. Un petit air de jazz arrive à mes oreilles. Un orchestre est là et rajoute à l’ambiance détendue une atmosphère féerique et bon-enfant. Une balade s’ensuit, à travers des arbres centenaires, venant des quatre coins du monde. Mon petit garçon se fait un plaisir d’escalader les immenses racines du Séquoia qui règne en géant sur le parc. Nous ramassons quelques feuilles du Ginkgo pour les faire sécher dans un vieux livre. Saviez-vous que cette espèce d’arbre est la seule qui ait survécu à la bombe nucléaire d’Hiroshima ? Enfin, l’allée de platanes nous accompagne vers la sortie du parc. Je me rappelle avoir visité les hauteurs du parc et découvert un « passage secret » dans un rocher. La tour du parc raconte, quant à elle, une légende que j’aime essayer de me remémorer. Elle parle d’un pari qui aurait eu lieu entre Monsieur Haldimand, Monsieur Perdonnet et Monsieur De Cerjat. Ils auraient parié à celui qui construirait la plus grande tour. La compétition se serait faite entre la Tour de Mon-Repos, la Tour Haldimand, tout au bout d’Ouchy et la Tour de Rovéréaz, maintenant disparue.

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La café de l’Hôtel de Ville

« Le Café de l’Hôtel de Ville » est un endroit magique où le parquet craque et où l’on mange, entre autres, des salades extraordinaires qui font du bien aux yeux et aux papilles. Chacune d’entre elles a un nom qui raconte une histoire. J’aime cette ambiance vintage et la côtoie depuis des années. Je m’y arrête aussi parfois pour faire une pause-café lors d’un après-midi shopping. En été, sa petite terrasse, comportant deux tables et quatre chaises, me rappelle des discussions entre amies passionnées que nous tenions tout en regardant passer les gens. Ce sont des moments précieux, hors du temps. Je les adore ! Pas vous ?

© Alexandra Blasco

Les sorties à Lausanne

Ma période de sorties effrénées est belle et bien terminée. Cependant, une multitudes de souvenirs me reviennent de ces soirées de folies. J’ai un merveilleux souvenir du « Buzz » où les videurs veillaient sur nous, les filles, avec beaucoup de bienveillance. Merci à eux ! La même clique de « papas de la nuit » se trouvent aussi au « Lido » (Rue de Bourg) où j’apprécie beaucoup la musique « funky » et « old school ».

Enfin, si mes soirées « jusqu’au bout de la night » ne sont plus que de très bons souvenirs, j’aime encore sortir et retrouver mes amis. J’apprécie notamment le « Comptoir ». L’ambiance y est cosy, le style « Gatsby », le personnel sympathique et la clientèle plutôt trentenaire en moyenne. Je m’y sens comme un poisson dans l’eau et j’aime y goûter leurs cocktails absolument divins. Mes amis et moi y avons de jolis souvenirs. A plusieurs reprises, nous avons pu privatiser le caveau et organiser des soirées à thème.

What the funk?

La musique étant une passion, il m’est indispensable de vous parler de « Lausanne, la musicale ». Lausanne compte plusieurs festivals de musique à son actif, dont notamment celui de la « Cité » qui marque le début de l’été, « Metropop » et « JazzOnze » en automne, ou encore « Label Suisse » et « ElectroZane » parmi tant d’autres.

Elle comporte plusieurs salles de concerts, dont la salle « Metropole » à Bel Air ou « Les Docks » dans le quartier de Sévelin. Le « D ! Club » propose aussi parfois des concerts, tels que Nneka, EPMD ou Mos Def que j’ai tellement kiffé ! La cave du « Bleu Lézard » propose parfois des programmations très sympa, telles que « The Two » par exemple. Dans tous ces endroits, j’ai pu passer d’excellents moments, forts en trésors musicaux et en émotions : j’ai pleuré, j’ai crié, j’ai ri, j’ai dansé, et surtout, j’ai vibré et chanté à tue tête (faux sûrement). Chanter à tue tête (même faux), comme lorsqu’on est seul sous la douche, c’est fou ce que ça fait du bien, non ?

La terrasse du « Pavillon », à la Riponne, a plusieurs fois accueilli, cet été, de jeunes musiciens de style tzigane absolument incroyables qui ont recouvert de poussière magique certaines de nos soirées. A ce propos, les rues de Lausanne regorgent de musiciens des rues plus ou moins doués qui les égayent et nous mettent du baume au cœur. J’aime me balader dans ses rues en attendant la surprise de deviner au loin un air, puis de découvrir, et enfin de m’attarder (ou pas) quelques minutes pour apprécier ce qui s’y délivre.

Je pourrais encore vous parler de Lausanne sur des pages et des pages, vous parler du restaurant du « Couscous » on l’on trouve des bons pour une merguez sous le tapis de l’entrée, de la cabine téléphonique de la Riponne qui a été changé en « Troc de livres », des différentes expositions, du marché de Noël.

Lorsqu’on aime, on ne compte pas, n’est-ce pas ?

« Lausanne… Je voyais le lac au-dessus des toits, les montagnes au-dessus des lacs, les nuages au-dessus des montagnes, et les étoiles au-dessus des nuages. C’était comme un escalier où une pensée montait de marche en marche et s’agrandissait à chaque degré. » (Victor Hugo « Le Rhin » 1842)

 

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